La progression

La progression dans GraphoLearn - voyellesUne progression basée sur Manulex

La progression dans GraphoLearn a été construite autour de plusieurs critères, à l’aide des bases de données qui fournissent des statistiques. D’une part, sur la fréquence des mots écrits que rencontrent les enfants (Manulex). D’autre part, sur la fréquence et la régularité des correspondances graphèmes-phonèmes (Manulex-Morpho).

Trois critères principaux pour la progression

Lors de la conception du jeu nous nous sommes basés sur les trois critères suivants pour construire des niveaux progressifs.

La régularité et la fréquence des correspondances graphèmes/phonèmes (CGP).

Les graphèmes les plus fréquents et les plus réguliers sont entrainés en premier (‘a’, ‘o’ ‘é’, mais aussi ‘ou’ et ‘an’).

Ce n’est que dans un second temps que sont introduits les graphèmes moins réguliers :

  • Ceux qui ont une prononciation dépendant du contexte, comme les deux ‘c’ de « caprice » ou les deux ‘g’ de « garage ».
  • Les autres écritures des graphèmes fréquents et réguliers. Par exemple, ‘e’ de « belle » et ‘ai’ de « faire » ou ‘au’ de « auto » et ‘eau’ de « peau ».

En fin de parcours, sont présentés les graphèmes irréguliers, ceux qui ont une prononciation qui ne peut pas s’expliquer par des règles, comme le ‘ll’ dans « fille » et « ville ».

La fréquence des mots

Certains mots très fréquents contiennent des CGP peu régulières. C’est le cas pour beaucoup de « mots de fonction », par exemple : « les », « des », « et », « avec ». Ainsi que pour certains noms, comme « dix », ou verbes, par exemple « il est», « il a eu ». En raison de leur fréquence, ces mots sont introduits très précocement dans la progression.

Les « lettres muettes »

En particulier celles qui ont un sens :

  • les marques de flexions : genre et nombre pour les noms et les adjectifs (‘e’ et ‘s’ dans « amie » ou « amis ») et personne pour les verbes (‘s’ dans « tu chantes »).
  • les supports de dérivation comme le ‘t’ ou le ‘d’ muet de « petit » ou de « grand », sur la base desquels sont aussi dérivés les mots « petitesse » et « grandeur ».

Dans notre progression, ces lettres muettes, au moins les plus fréquentes (‘s’, ‘x’, ‘t’, ‘d’ ainsi que ‘e’), sont introduites très tôt. Cela est crucial pour l’apprentissage de la lecture en français. En effet, le plus souvent, ces marques ne se prononcent pas.

Le travail sur ces différents éléments de langage est proposé au travers de divers jeux.